Du 9 avril au 16 mai 2026
THE LAST JOURNEY de Hervé Castaing

Dans cette série, Hervé Castaing se met en scène à travers un protagoniste silencieux, un homme et sa valise, archétype du voyageur éternel, pour construire une méditation visuelle sur les départs qui n’ont pas lieu, les errances mélancoliques, la solitude et l'absence, la quête, la mémoire et les liens qui transcendent l’espace et le temps.

Loin d'être un récit de voyage linéaire, la série dépeint une odyssée intérieure où chaque décor devient une métaphore d'un état mental ou d'une épreuve existentielle, confrontant l’homme à des paysages qui matérialisent ses obstacles intérieurs, la valise incarnant le fardeau de la mémoire personnelle et ancestrale.


Chaque photographie est un arrêt sur image dans un voyage sans destination. Est-il en train de partir ? D’arriver ? De revenir ? Ou de chercher un lieu où enfin pouvoir poser son bagage ? La série, dans son ensemble, évoque le sort des ancêtres déracinés – ces départs sans retour possible qui hantent les générations suivantes.
The Last Journey est bien plus qu’un reportage sur un voyageur. C’est une œuvre sur l’état d’être « en transit » perpétuel, entre deux rives, entre le passé et le futur, entre l’attachement et le lâcher-prise.
Hervé Castaing, avec une maîtrise subtile de la lumière et de la composition, transforme des paysages réels en panoramas intérieurs.

The Last Journey est ainsi le récit d'un homme marchant le long de ses propres cicatrices et de ses héritages invisibles, portant, dans cette simple valise, tout le poids léger et immense de ce qui l'a fait, et de ce qui lui échappe à jamais.




Du 12 février au 21 mars 2026
23°49’S, 65°85’O de LAURENCE BIAGGI

Ce travail photographique se caractérise par l’absence de superflu et influence un état de conscience interstitiel. Un entre-là. Dedans/dehors, sommeil/éveil, aube/crépuscule. La construction des images se déploie en une variation d’atmosphères oniriques, toutes d’une beauté non conventionnelle et sensorielle. Elles sont des instants dans l’espace où la contemplation et la simplicité forment un tout.


Laurence Biaggi réalise une série très personnelle qui se décline en séquences quasi cinématographiques dans lesquelles règne un ordonnancement, comme une règle de composition, imposant l’équilibre du cadre. Où en filigrane, faisant de son objet conducteur, la matière du monde, la photographe insuffle une réflexion sur la perception de la réalité.

Laurence Biaggi suggère une interprétation de ses images, sans jamais l’imposer. Son approche est essentiellement sensible, concentrée sur de multiples et subtiles variations de la lumière et de la couleur, dont les vibrations sont révélées par des moyens fondamentalement photographiques. Ses compositions tendent vers l’épure, n'en retiennent que l’essentiel. L’artiste prend ses distances avec le réel et les lieux qu’elle photographie, bien qu'ils soient toujours très signifiants à ses yeux.

Le travail de Laurence Biaggi replace l'individu à l'échelle du monde qui l'entoure. Il évoque avec force l'unicité du lien qui existe entre chaque homme et son environnement. Émue par l'universalité du quotidien et sa simplicité, elle donne corps à l'heureuse solitude des êtres face aux grands espaces.


