Expositions passées 2025

Du 4 décembre 2025 au 24 janvier 2026

"VANITAS" de DIMITRI ROUBICHOU

Inspirées par la tradition picturale et photographique des vanités, les œuvres de Dimitri Roubichou questionnent la fragilité de l’existence humaine, sa brièveté, et la précieuse intensité qui en découle. Les vanités deviennent ainsi un fil conducteur, une manière de célébrer l’éphémère tout en le transcendant.

Dimitri Roubichou est un artiste nantais dont les sujets de prédilection sont les règnes végétal et minéral, ainsi que le nu. Comme le suggèrent d’emblée les cadres des œuvres de dimensions plutôt modestes, l’artiste porte un regard discret et intimiste sur des fleurs, ou des détails d’anatomie féminine, en noir et blanc ou en couleur.


Sujets rebattus dira-t-on… sauf que Dimitri Roubichou ici capte moins diverses fleurs ou chevelures que leur efflorescence; là, il s’agit moins d’une main ou d’un torse entre autres, que l’affleurement à leurs surfaces respectives de plis très ténus.

De sorte qu’une même sensualité émane de sujets qui, de prime abord, paraissent hétérogènes. Le sujet des photographies est donc moins tel ou tel objet que leur tessiture et leur ténuité, puisque telle tulipe par exemple peut évoquer un morceau d’étoffe soyeuse.






Du 16 octobre au 22 novembre 2025

"UN ESPACE À SOI" de KARINE VAN AMERINGEN

« Un autre corps occupe et modifie le mien, de façon imperceptible mais à la longue spectaculaire. Suis-je encore moi ? »

Nancy Huston

Un espace à soi explore les tensions entre la vie d’artiste et le rôle de mère, relatant les aléas du quotidien et les douceurs qui en émanent. À travers ses images, Karine van Ameringen raconte l’intimité de sa relation maternelle, où son propre corps et celui de ses garçons deviennent les symboles de cette quête d’équilibre. Entre fiction et réalité, injonctions et démesures, épuisements et ironies, surgissent des fragments de vie, telles de petites histoires enclavées.

L’art s’impose ainsi comme un acte nécessaire, une résistance à l’engloutissement du quotidien. Dans le partage et la dérision, le corps devient un espace d’exploration.




Du 28 août au 4 octobre 2025

"APRÈS L'ÉTÉ" de ROBERTO BADIN

"Ce qui se passe chaque jour et qui revient chaque jour, le banal, le quotidien, l’évident, le commun, l’ordinaire, l’infra-ordinaire, le bruit de fond, l’habituel, comment en rendre compte, comment l’interroger, comment le décrire ?”  Georges Perec


L’exposition APRÈS L’ÉTÉ est composée d’un ensemble des images extraites du livre éponyme de Roberto Badin publié par 37.2 Editions.

Il s’agit ici d’observer un fragment de réalité tel qu’on l’éprouve : ce que l’on perçoit au premier regard, mais aussi ce que l’on découvre avec le temps, en y prêtant une attention plus soutenue.

Se confronter jour après jour aux mêmes détails, aux mêmes atmosphères : tout pourrait sembler trop banal pour retenir l’intérêt ou éveiller le regard.




Du 12 mai au 12 juillet 2025

From Somewhere to Mood... de STÉPHANE MAHÉ

Stéphane Mahé mène un travail photographique intime et pictural qui révèle un voyage intérieur à la fois hors du temps et de l’espace. Ses photographies sont des témoins d'opportunités furtives dans lesquelles l’émotion est un langage commun, une sorte d’espéranto composé de scènes intemporelles, mystérieuses et oniriques,indépendantes les unes des autres tout en appartenant à un ensemble cohérent qui apaise et poétise nos âmes; une parenthèse qui s’ouvre et se referme, offrant à chaque nouvelle visite des émotions renouvelées.



Du 27 février au 5 avril 2025

(É)MOUVANCES de CHRISTINE KUZBINSKI

« Le corps est un espace tangible,
Peut-être faut-il, en toute simplicité, l'apprivoiser?
Peut-être même sert-il de support à la création, la re-création, de sa propre vie? »

« On se blottit en lui en se serrant dans nos propres bras, on le cache à peine d'une main ombreuse, on l'offre dans la pudeur des vêtements. On l'apprivoise, on le vit, on le sent. On l'expose au sens photographique du terme, mais aussi à la clarté d'un rai de lumière, à la blancheur d'un rayon. On le côtoie chaque jour mais on le connait mal ou il nous effraie. Alors il y a la peau qu'il faut dénuder comme une révélation, comme un allant de Soi. C'est une seconde peau, une mue. Du corps, de l'âme, où il n'est plus question de paraître, mais d'être enfin. »

« La sensibilité, la pesanteur légère qui émanent de chacune des photographies de Christine Kuzbinski donnent à voir quelque chose de l'ordre du bouleversement. Il faut (s')accepter peut- être, il faut se relier à Soi, aux autres. Pouvoir Être. »

Frédéric Martin


Du 9 janvier au 16 février 2025

« ERRANCE MALGACHE » de LAURENT BLANDIN

« Le voyage est comme une porte par où l'on sort de la réalité comme pour pénétrer dans une réalité inexplorée qui semble un rêve. », Guy de Maupassant


Ces mots résonnent à travers les photographies de Laurent Blandin, où le réel se fond imperceptiblement dans le mystérieux, où chaque image ouvre sur une autre dimension, subtilement magique. Ce voyage visuel, qui semble à première vue capter le quotidien, déploie en filigrane une poésie mystérieuse, un univers parallèle où les scènes les plus banales prennent une autre couleur—celle du merveilleux.

Les images sont des instants suspendus, presque irréels, où l’ordinaire se métamorphose. C’est un univers où la lumière et l’ombre dansent, où chaque contraste révèle un secret. Les silhouettes humaines semblent flotter entre deux mondes, ni tout à fait ici ni totalement ailleurs. Ce réalisme magique se tisse dans les détails et la composition des images.

Ce voyage photographique, fait de silences et de rires, nous conduit à l’émerveillement. Chaque photo devient une porte, non pas vers une autre réalité, mais vers une multitude de réalités invisibles, glissant entre les strates du quotidien. C’est une invitation à voir autrement, à se laisser surprendre par ce qui est là, mais que l’œil ordinaire ne perçoit pas—un appel à pénétrer dans un rêve qui, lentement, se déploie au cœur du réel.




Expositions passées

2025 / 2024